Perrine . 09/06/1993 . Strasbourg .
Ceux qui me défendent comme si nous étions du même sang, ceux qui dans leurs c½urs ont pour moi de la compassion. A ceux qui me devinent, peuvent déceler mon mal-être, percevront les nuances et les sens cachés dans chaque lettre. A ceux que j'ai décris, à ceux que j'ai écris. Comme si mes mots étaient les leurs, à ceux que j'ai guéri. A ceux que j'ai aidé, à ceux que j'ai défendu. Ceux pour qui j'ai plaidé, ceux que j'ai toujours prétendu, représenté. A ceux que j'ai porté, renforcé, transporté, réconforté, quand ils n'avaient que mes mots pour les abriter. Aux infirmes du bonheur à qui mes textes servent de béquille, aux inconnus qui me considèrent comme un membre de leur famille. Ceux qui m'ont fais une place dans leurs coeurs dans leurs vies, je n'aurai que deux choses à dire j'ai honte et merci. J'ai honte de ne pas être celle que vous admirez. Je ne serais jamais uniquement celle que vous espérez. En moi y a de l'amour mais en moi y a de la haine, en moi y a de la peine et il me reste un peu d'humour. Moi aussi j'ai ma part d'ombre, et je suis seule face à elle quand ma part de lumière tombe, ma part d'ombre a peu de moral et de vertu.
Ce qu'abandonne ma lumière ma part d'ombre le perpétue.
Alors oui je me suis contredis, oui j'ai changé d'avis. Et ben oui j'ai grandi.
J'ai préféré vous choquer que vous duper, en vérité j'ai fais le choix de la sincérité.